La poésie, ce n’est pas juste écrire. C’est une marnière de vivre, d’aller taper dans la vie, taper dans le cœur. De cœur à cœur. D’aller tout droit, en ignorant les obstacles.
Il est là, ils sont là !
D’habitude, ils sont plus calmes, moyennement bruyants, plus soucieux, voire plus délicats. Chaque geste, chaque son est un risque de faire partir mes habitants.
*bruit de goutte d’eau
Des accroches m’étirent, me modifient. Mes courbes deviennent des lignes et mon essence canalisée. Alors je domine le monde de mes ramures et de mes racines, ces petits êtres insignifiants veulent m’exploiter, profiter de ma surface.
N’ai-je pas déjà débordé assez, détruit leur monde et inondé leurs maisons ? Les aversetissements ne manque pas !
AH. C’est maintenant que je comprends.
AH. Enfin je comprends.
Ils veulent me réduire à néant, me priver de ma nature et de ma puissance.
Ils me regretteront. Sans moi, ils ne seront plus. Ils s’entretueront pour m’acquérir, me posséder.
Un jour, je reviendrais. Ils ne seront plus la.
Mon lit, de rivière, sera enfin reposé.
Nous avons l’art donc nous ne devrions pas mourir de la réalité
