Éloge de l’amour.
J’utilise souvent Face de Bouc pour exprimer ma colère et mon désarroi face à l’inaction politique en matière d’écologie. J’essaie dès lors d’informer en partageant des solutions, qu’elles soient collectives ou individuelles dans l’espoir d’éviter un monde où régneront incendies, inondations, ouragans, extrémismes politiques et irrespect du vivant.
Si je parviens à garder le sourire et l’espoir, c’est en partie grâce à l’amour. « Là où il y a de l’amour, il y a de la vie. » nous confiait Gandhi.
Aujourd’hui, je choisis d’exprimer ce qui est beau plutôt que catastrophique… Je choisis l’éloge de l’amour car le combat écologique n’a aucun sens s’il n’y en a pas ! La finalité reste de sauver l’Humanité. La Terre,elle, s’en sortira comme elle le fait depuis 4 milliards d’années. Par contre, les liens qui nous unissent, l’amour, l’amitié, le respect, la solidarité, l’humour, tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue, c’est bien ça qui mérite d’être sauvé.Aujourd’hui, je vous partage un peu d’intimité et d’humanité.
Là où il y a de l’amour, il y a de la vie.
Il y a cinq ans, je traversais sans doute l’année la plus difficile de ma vie. Je voyais mon divorce se profiler. Je voyais mes trois jeunes enfants impuissants face à la rupture de leurs parents. Je fumais plein (trop) de pétards pour oublier. Je n’avais plus de travail. Totalement déprimé, je ne faisais pas grand-chose de mes journées. Je ne trouvais plus de sens à ma vie. Je ne savais pas où aller ou vers quoi me diriger.
Et puis il suffit d’une rencontre pour faire basculer toute une vie.
Là où il y a de l’amour, il y a de la vie.
En peu de temps, je me suis parvenu à me reconstruire. Sentir ton regard sur moi, sentir de ton intérêt et ta curiosité, sentir ton respect, sentir tes mains, sentir quelque chose de nouveau, sentir de la douceur, sentir des valeurs partagées, sentir un possible avenir, ressentir peu à peu de l’amour, et puis de plus en plus… tout cela m’a rendu à nouveau VIVANT.
Là où il y a de l’amour, il y a de la vie.
Depuis quatre ans, tu partages ma vie. Tu as d’abord commencé par essayer de me comprendre, sans me juger. Tu m’as encouragé chaque jour. Tu m’as soutenu dans mes difficultés. Tu as écouté ma tristesse, ma colère, mon sentiment d’injustice. Tu m’as épaulé. Tu m’as offert tes bras pour pleurer. Tu as été présente. Tu as tout traversé avec moi et tu ne m’as pas laissé tomber malgré toutes les bonnes raisons que tu avais pour le faire. Tu m’as offert une nouvelle vie. Tu m’as donné ta confiance. Tu m’as donné de l’amour.
Là où il y a de l’amour, il y a de la vie.
Depuis quatre ans, je t’admire. Du jour au lendemain, tu es passée de zéro à trois enfants. Ce n’est pas à la portée de tout le monde. J’admire la belle-mère que tu es devenue. J’admire la manière dont tu as accepté Félicie, Pépita et Gengoux dans ta vie, ta manière de t’occuper d’eux, ta manière de les éduquer, ta manière de les aimer. Tu es devenue un de leurs piliers, une référence en matière de respect, de savoir-vivre et d’intégrité. Aujourd’hui, tu fais entièrement partie de leur vie et mes yeux se mouillent à les voir te donner un câlin.
Là où il y a de l’amour, il y a de la vie.
Depuis quatre ans, je suis tombé amoureux de tout ton être, de tes grands yeux bruns qui ne savent pas mentir et qui me font frémir, de ton honnêteté, de ton intelligence émotionnelle et profondément humaine, de ta capacité à m’écouter, de ton aptitude à m’encourager à me (dé)livrer, de tes petits gestes simples qui disent « je t’aime », de ton humour noir que je partage, de ta spiritualité, de ton don à rester toi-même en toute circonstance, de ton attachement à la profondeur, de ton rejet de la banalité, de tes étreintes, de ton besoin de solitude, de ton art de râler gentiment, de tes rires et sourires, de ta simplicité, de ta moralité, de ta faculté à t’adapter (même si tu en doutes), de ta manière de m’aimer et de tout le reste qu’il est trop long de lister. Il faut peut-être de tout pour faire un monde, mais il me faut surtout de toi pour faire le mien.
Là où il y a ton amour, il y a ma vie.
Depuis quatre ans, je revis. Et ce qui me permet de me battre pour plus d’écologie.
Là où il y a de l’amour, il y a de la vie. Et je l’adore depuis que tu en fais partie.
Je t’aime et MERCI.
