Un tryptique de musique ambient électro publié sur ma chaine YouTube Primal Wound. Trois morceaux nés d’une même abberation, notre fascination collective pour la tech et les fusées de SpaceX, la mission Artemis II alors que toute la beauté dont nous avions besoin était à nos pieds…
Avril 2026, toute les médias s’extasient devant la mission Artemis II qui fait le tour de la lune. Suis-je le seul à penser que nous aurions mieux à faire ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Artemis_II
« Nous sommes en train d’écrire l’Histoire« , s’est ému John Honeycutt, chargé du programme de la fusée, lors d’une conférence de presse vendredi.
« Rendre l’impossible possible«
C’est tout cela qui m’a donné envie de créer ces trois morceaux de musique ci-dessous. Témoigner de cet espoir naïf auquel tellement de gens croient encore dur comme fer. Témoigner aussi du moment de la prise de conscience de la folie des hommes, de leur aveuglement dans une technologie salvatrice ; dans ce que certains appellent le « progrès ». Et de finalement m’interroger si bientôt il y aura encore quelqu’un pour écouter ce futur fantasmé par tant.
La trilogie s’appelle « Looking Up », je ne vais pas vous faire l’affront de vous expliquer pourquoi.
Partie 1 – The Promise
Une musique ambient électronique née au coeur même de ces matins où les moteurs, les promesses technophiles et le « progrès » moderne « inéluctable » semblaient tous converger vers un horizon lumineux.
Quelque chose, alors, paraissait tenir : l’idée qu’en levant les yeux assez haut, nous finirions par trouver une réponse. Avant la rage. Avant le deuil. Juste la naïveté d’y avoir cru.Ce morceau habite cet instant d’avant la chute. La chaleur tranquille de l’espérance, sincère et désarmée, lorsque le futur ressemblait encore à une terre promise et que nul ne songeait à se retourner. Sous nos pieds, pourtant, la rosée perlait déjà sur l’herbe et le chant des oiseaux montait dans l’aube ; mais nous ne l’écoutions plus. Toute la blessure de cette trilogie est contenue là, dans ce regard tourné vers le ciel tandis que le vivant respirait à nos pieds.
Pour celles et ceux qui se souviennent d’y avoir cru, et qui ne s’en veulent plus tout à fait. Pour cet instant suspendu où l’illusion gardait encore la douceur d’une promesse.
Partie 2 – Our Interferences
Une musique ambient pour honorer cette colère lourde et lancinante dont on ne peut pas se défaire.
Nous continuons de lever les yeux vers les fusées SpaceX, vers les milliardaires et leurs promesses transhumanistes d’échappées technologiques; … alors que la rosée perle encore sur l’herbe à nos pieds, que dans l’aube matinale s’élève le chant des oiseaux et que peu de personnes ne prennent encore le temps d’écouter.
Pour celles et ceux qui portent en eux la rage de leur lucidité, qui ne peuvent plus fermer les yeux sur cette immense diversion, et qui savent pertinemment que le futur techno-industriel ne viendra rien sauver de ce qui compte vraiment. Ce morceau est là pour interroger la place qui est la nôtre dans ce désastre, et nous laisse seul face à une hypothétique réponse.
Partie 3 – Telemetry
Une musique ambient électronique née du deuil d’une utopie technologique qui s’est effondrée. Le chant des oiseaux à l’aube est désormais raréfié et lointain. Il résonnait pourtant pendant tout ce temps où nous passions les yeux tournés vers le ciel. Résonnera-t-il encore … ?
L’aveuglement s’appelait » The Promise « . La rage s’appelait » Our Interferences « . Voici ce que la blessure laisse derrière elle après son passage.
Ce qui demeure, c’est un signal qui continue de partir vers le vide, fidèle et régulier, alors que plus personne n’est là pour le recevoir. Là où la vie aurait dû palpiter, il ne reste qu’un espace patient et le souvenir d’un matin où tout semblait encore possible. Le sauvage, lui, n’a pas disparu ; il s’est seulement éloigné, à portée d’oreille de qui accepte enfin de se taire pour l’écouter.
Pour celles et ceux qui ont traversé la colère pour enfin arriver à l’essence même de notre deuil collectif. Pour cet instant où l’on cesse de regarder vers le haut, pour s’autoriser à pleurer ce qui se trouvait à nos pieds … depuis la nuit des temps.
❤️ Pour savoir ce qui se cache derrière Primal Wound, je vous invite à découvrir son origine ici, ou à aller visiter mon site dédié https://primalwound.earth/fr/
