Charte d’utilisation de l’IA

Notre position sur l’IA

L’intelligence artificielle est désormais partout. Dans nos téléphones, nos moteurs de recherche, nos boîtes mail, nos boulots. Souvent sans qu’on le sache, parfois sans qu’on le veuille (souvent aussi d’ailleurs). Difficile aujourd’hui d’écrire sur un blog sans se poser la question de ce qu’on fait avec ces outils; et en tant que lecteur·ice « est-ce que ce que le contenu que j’ai sous les yeux a-t-il été généré par IA ou pas?« .

Le Peuple des Lisières Sauvages s’est accordé sur un principe de base : laissez à chaque auteur·rice une liberté d’écriture. On n’impose pas de politique unique; nos avis sur l’IA ne sont d’ailleurs pas tous les mêmes. Certains d’entre nous l’utilisent ponctuellement, d’autres pas du tout, d’autres encore la regardent avec méfiance.

Cette charte est le résultat de ce compromis. Elle fixe les quelques règles sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord, parce qu’elles nous semblent essentielles, au-delà de l’usage que chacun·e fait de ces outils.

Ce qu’on entend par « IA »

Quand on parle d’IA ici, on parle des outils de génération de contenu (texte, image, vidéo, musique, etc…) que tout le monde connaît : ChatGPT, Claude, Gemini, Midjourney, et leurs équivalents. Rien de plus, rien de moins.


Notre parti pris

On considère l’IA comme un outil potentiellement utile, mais dont l’impact sur la société nous inquiète. On ne la défend pas, on ne fait pas sa promotion. Certains d’entre nous l’utilisent parfois, avec mesure, et on vous le dira clairement quand c’est le cas.


Deux règles sont communes à tou·te·s les rédacteur·ice·s du blog, sans exception :

  1. Aucun article entièrement généré par IA ne sera publié. Ce que vous lisez ici est écrit par des humains.
  2. Toute utilisation d’IA est signalée. C’est une question de transparence et d’honnêteté qui nous est chère


Comment signale-t-on son utilisation ?

Un article peut faire appel à l’IA à différentes étapes : pour clarifier une idée, corriger une faute, ou produire un bout de contenu. Pour que vous sachiez exactement de quoi il en retourne, chaque article concerné peut porter jusqu’à trois badges en fonction des usages :

  • Clarification d’idées : l’IA a aidé l’auteur·ice à structurer ou reformuler sa pensée.
  • Correction : l’IA a relu le texte pour l’orthographe, la grammaire ou la syntaxe.
  • Génération de contenu : un passage du texte a été produit par une IA.



Voici à quoi ressemblent ces badges qui s’afficheront en-dessous des publications.
(0 badge = pas d’utilisation de l’IA – publication certifiée 100% human)

Pourquoi ces précautions ?

L’IA a un coût qu’on ne voit pas. Une seule requête consomme beaucoup plus d’énergie qu’une recherche internet classique. À l’échelle mondiale, les centres de données qui font tourner ces outils consomment déjà autant d’électricité que la Bretagne (on parle désormais de dépasser la consommation électrique de la France dès 2030 – et ce donc juste pour l’IA), de plus les émissions de CO₂ reliées pourraient atteindre celles de l’Espagne d’ici cinq ans… Les datacentres consomment aussi énormément d’eau, et l’artificialisation des sols qu’ils entraînent est loin d’être anecdotique.

À cela s’ajoute une question de souveraineté numérique : ces outils sont aujourd’hui contrôlés par une poignée d’entreprises privées, qui décident seules de ce qu’une « intelligence » considère comme vrai, acceptable ou pertinent.

👉 Pour aller plus loin, l’article de Reporterre 10 infos clés pour survivre aux débats de Noël sur l’intelligence artificielle nous semble bien résumer la situation.